Expertise de véhicule après un sinistre

Lorsqu'un véhicule est impliqué dans un accident grave, beaucoup découvrent que le problème ne réside pas seulement dans les dégâts eux-mêmes, mais aussi dans la manière dont le véhicule est évalué.
Pour les voitures « normales », les compagnies d'assurance se basent généralement sur des évaluations standard.
Mais lorsqu'il s'agit de véhicules « atypiques », ce système montre ses limites.
C'est là que les demandes d'indemnisation insuffisantes entrent en jeu.
Dans cet article, nous expliquons ce qu'est un véhicule « atypique », pourquoi les compagnies d'assurance les sous-évaluent souvent et quelles sont les possibilités de recours pour obtenir une évaluation correcte après un accident.
Qu'est-ce qu'un véhicule « atypique » ?
Un véhicule « atypique » est un véhicule qui ne correspond pas aux critères d'évaluation génériques utilisés par les compagnies d'assurance et les barèmes de référence.
Parmi ces véhicules, on trouve :
Des véhicules avec des options non prises en compte dans les barèmes
Des voitures haut de gamme ou des séries spéciales
Des véhicules importés
Des voitures de collection ou de prestige
Des camping-cars
Des véhicules utilitaires aménagés
Des véhicules avec un faible kilométrage ou un entretien exceptionnel
Le problème n'est pas qu'ils soient assurés, mais qu'ils soient évalués comme s'il s'agissait de véhicules standard.
Utilisation automatique des barèmes (GANVAM et similaires)
Après un sinistre total, de nombreuses compagnies d'assurance appliquent presque systématiquement des barèmes de référence comme le GANVAM.
Ces barèmes :
Sont indicatifs
Fonctionnent assez bien pour les véhicules standards
Ne tiennent pas compte de nombreuses spécificités du marché
Lorsque le véhicule ne correspond pas à ce profil, le barème ne reflète plus sa véritable valeur marchande.
Cela entraîne les conséquences suivantes :
Les options ne sont pas prises en compte.
L’état réel du véhicule est ignoré.
La dépréciation standard est appliquée.
L’indemnisation proposée ne couvre pas le coût de remplacement du véhicule.
Véhicules haut de gamme et séries spéciales
Pour les véhicules haut de gamme ou les séries spéciales, l’écart peut être important.
Il est fréquent de constater :
Des packs d’options coûteux ne sont pas pris en compte dans l’évaluation.
Des séries limitées sont évaluées comme des modèles de base.
Les factures d’entretien certifiées ne sont pas prises en compte.
La valeur marchande réelle est très différente de la « valeur théorique ».
Dans ces cas, accepter une évaluation automatique entraîne généralement une perte financière importante.
Voitures de collection et de prestige
Pour les véhicules de collection, le problème est encore plus important.
Les barèmes d'évaluation :
- Ne tiennent pas compte des restaurations
- Ne valorisent pas l'originalité
- Ne prennent pas en compte la demande réelle
- Ne suivent pas le marché des collectionneurs
Une voiture de collection mal évaluée peut se retrouver bien en dessous de sa valeur réelle, même si elle est correctement assurée.
Aménagements de fourgons aménagés : Un problème majeur actuel
Les aménagements de fourgons aménagés sont l'un des domaines où nous constatons le plus de litiges.
Problèmes courants :
Aménagement de fourgon aménagé non déclaré
Limites de couverture insuffisantes
Confusion entre le véhicule et son contenu
Équipements intérieurs non pris en compte
Modifications légales non couvertes par le contrat
Dans de nombreux cas, le véhicule est évalué comme un fourgon standard, ignorant complètement l'investissement réel réalisé.
Perte totale ne signifie pas toujours perte réelle
La déclaration de perte totale repose sur des critères économiques internes.
Souvent :
- La réparation est techniquement réalisable
- Le coût a été surévalué
- Les ateliers de réparation spécialisés n'ont pas été comparés
- La valeur réelle du véhicule n'a pas été analysée
Pour les véhicules non standard, cette déclaration doit être analysée avec une attention particulière.
Points à aborder lors d'une évaluation de véhicule
Une évaluation peut être révisée lorsque :
- Le véhicule présente des caractéristiques spécifiques
- Il existe des véhicules comparables sur le marché
- Les options n'ont pas été prises en compte
- Le rapport d'expertise est générique
- Le barème appliqué ne reflète pas la réalité
C'est là que l'expertise technique et l'analyse du dossier font toute la différence.
Lien avec la sous-assurance et la valeur assurée
Dans certains cas, la sous-assurance peut également être due à :
- Des limites de garantie mal définies
- Des valeurs obsolètes
- Des modifications non déclarées
Ceci peut entraîner l'application de la règle proportionnelle, même pour les véhicules.
Comprendre l'interaction de ces concepts est essentiel pour éviter les réductions automatiques.
Conclusion
Les véhicules non standard ne peuvent être évalués selon des critères standard.
Accepter une indemnisation automatique basée uniquement sur des barèmes peut entraîner une perte importante, notamment pour les véhicules spéciaux, les camping-cars, les voitures de collection ou les véhicules haut de gamme.
Chaque cas requiert une analyse individuelle, technique et réaliste de la valeur marchande du véhicule.
Fecha de creación: 2026-01-02
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