Délais pour faire une réclamation auprès d'une assurance en Espagne (et quand il est trop tard)

Dans les réclamations d'assurance, le temps est un facteur déterminant. Si vous hésitez aujourd'hui entre « réclamer maintenant » ou « attendre un peu », ma recette est simple : documentez, interrompez par écrit et organisez votre calendrier. Chez MataSeguros, nous voyons quotidiennement des cas liés à l'habitat, aux entreprises, à la santé et aux véhicules ; voici ce qui fonctionne le mieux.
À partir de quand le délai commence-t-il à courir ? Le dies a quo avec des exemples concrets
Le problème se situe presque toujours au point de départ. Ce n'est pas toujours « le jour du sinistre ». Pensez à ces situations :
Dommages qui apparaissent après : après une tempête, de nombreux clients nous appellent des semaines ou des mois plus tard parce que « au début, cela semblait insignifiant ». Dans ce cas, le délai commence à courir lorsque vous pouvez évaluer les dommages réels, et non lorsque la première averse est tombée. Dans le cas d'une maison humide, nous utilisons des photos datées et une deuxième expertise pour prouver l'apparition tardive des dégâts.
Blessures et santé : en cas d'invalidité et de séquelles, le délai ne commence pas à courir à partir du premier traitement, mais à partir de la stabilisation. Nous demandons le certificat médical de sortie comme référence.
Entreprises et machines : si une machine « meurt lentement », documentez les pannes et les réparations infructueuses. Cet historique a permis de sauver des réclamations qui semblaient hors délai.
Conseil avisé : fixez votre calendrier dès la première minute (notes, e-mails, rapports, photos). Et si l'assureur vous a envoyé une expertise vidéo sans mesures, indiquez que vous avez demandé des mesures et qu'elles n'ont pas été effectuées ; si les dommages réapparaissent, vous aurez une preuve pour le dies a quo.
Comment interrompre le délai (et en garder une trace)
Règle d'or : « documentez et interrompez par écrit : le compte à rebours est remis à zéro ». Trois moyens simples :
Lettre recommandée avec accusé de réception et certification du texte (à privilégier pour les montants élevés ou en cas de résistance de la compagnie).
Courrier recommandé / lettre notariée (formalité sans friction).
E-mail avec accusé de réception + enregistrement interne (pour les dommages mineurs ; joignez-y des photos, des factures et le rapport).
Ce que doit contenir votre courrier (minimum viable)
Données relatives à la police et au sinistre.
Faits et dates clés (bref historique).
Réclamation concrète (réparation/indemnisation) et réserve d'actions.
Annexes : factures, expertise (même provisoire), photos et devis alternatif.
Mini-modèle (texte de base pour lettre recommandée/e-mail) :
*Objet : Interruption de la prescription et réclamation — Police [n°]
Je soussigné(e), [Nom], souscripteur/assuré de la police [n°], vous informe et réclame officiellement pour le sinistre survenu le [date] à [adresse], avec des dommages [brève description]. Je demande [réparation/indemnisation] pour un montant estimé à [€], selon les factures/devis joints, et je signale expressément l'interruption des délais de prescription. Je reste dans l'attente d'une offre motivée dans le délai légal. Cordialement, [signature]*
Une manie professionnelle qui fonctionne : joignez tout (même si cela semble évident). Nous avons débloqué des offres qui s'élevaient à 40 % de ce qui était dû simplement en classant les preuves.
Si l'assurance ne répond pas : 3 mois, offre motivée et intérêts de retard
Si l'assureur tarde à répondre et n'émet pas d'offre motivée, nous accélérons le processus avec un calendrier clair :
Jours 1 à 15 : rappel et envoi de la documentation complète (en cas d'expertises contradictoires, joindre les deux).
Jour 30-60 : mise en demeure formelle et avis d'intérêts de retard en cas de non-réponse.
Jour 90 : si le silence persiste, préparation d'une expertise ou renvoi à un avocat. Une annonce sérieuse a tendance à accélérer les choses.
Ce qui fonctionne le mieux pour nous, c'est un calendrier avec chaque communication et chaque preuve jointe. Dans le cas d'un vol dans un commerce avec un traitement erratique, ce tableau nous a donné raison et a ajouté des intérêts de retard.
Erreurs qui font perdre le droit de réclamer (d'après mon expérience)
Accepter la première offre : « accepter la première offre revient souvent cher ». Comparez les postes (main-d'œuvre, TVA, dépréciation) ; j'ai vu des clôtures à 40 % pour ne pas les avoir vérifiés.
Ne pas vérifier la sous-assurance/l'indemnisation des capitaux : si le contenu/le contenant sont obsolètes, l'indemnisation diminue. Faites un nouveau calcul avant de signer.
Se fier à une expertise vidéo sans mesures : utile pour un premier aperçu, mais exige des mesures (m², mètres de tuyauterie, heures de démontage) lors de la visite.
Laisser passer des semaines sans communication fiable : même si vous attendez une visite, intervenez par écrit.
Ne pas coordonner le Consortium et l'assureur : en cas de tempête, le Consortium couvre certains postes et votre police en couvre d'autres. Demandez les deux à temps pour ne pas perdre de temps.
Cas réels (brefs) illustrant les délais
Consortium + assureur (maison individuelle) : après des pluies torrentielles, le consortium a couvert les dommages structurels et la police d'assurance privée a pris en charge le mobilier et la peinture. Nous avons ouvert deux dossiers de réclamation avec leur propre calendrier. Morale : bien répartir les postes permet d'éviter de perdre des droits en raison de délais croisés.
Entreprise sanitaire et TVA : première offre sans la TVA correcte pour plusieurs équipements. Nous avons refait le tableau et, après une demande sérieuse, le montant a considérablement augmenté. Morale : vérifiez la fiscalité avant de conclure.
Habitation et humidités tardives : il y a eu une expertise vidéo sans mesures ; les taches sont réapparues. Nous avons demandé une nouvelle inspection avec des mesures et des photos datées : cela a permis de fixer une date de début défendable et de sauver la réclamation.
Liste de contrôle finale + modèles rapides
Liste de contrôle « anti-prescription »
Déclaration de sinistre + photos/vidéos datées.
Devis/facture initiale et expertise (même provisoire).
Communication certifiée envoyée (lettre recommandée/e-mail avec accusé de réception).
Révision de la sous-assurance et des capitaux.
En cas de silence, rappel et mise en demeure (marquer les jours 30 et 90).
En cas d'événements catastrophiques, évaluer le Consortium en parallèle.
Modèles express (objet de l'e-mail)
« Réclamation et interruption de la prescription — Police [n°] »
« Rappel d'offre motivée — Sinistre [n°] — Intérêts de retard »
FAQ sur les délais de réclamation auprès de l'assurance
Que faire si je ne sais pas s'il s'agit de 1, 2 ou 5 ans ?
Interrompez par écrit dès maintenant et nous classerons calmement le cas : dommages matériels → 2 ans ; dommages corporels (vie/santé/invalidité) → 5 ans ; circulation → 1 an.
Le délai commence-t-il obligatoirement le jour du sinistre ?
Pas nécessairement. Il commence à courir lorsque vous pouvez raisonnablement quantifier le dommage (blessures stabilisées ; humidité apparente ; diagnostic des machines).
Un e-mail suffit-il pour interrompre le délai ?
Oui, si vous pouvez prouver sa réception et son contenu. Pour les montants élevés, il est préférable d'envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception.
[H3] Puis-je rouvrir le dossier si j'ai accepté une offre ? [TEXTE] Seulement si vous avez laissé une trace de votre réserve de droits ou si des dommages supplémentaires vérifiables apparaissent. C'est pourquoi nous vous demandons de ne pas conclure à chaud.
Conclusion
Les délais ne sont pas une formalité : ils sont le levier de votre réclamation. Si vous hésitez, agissez en trois étapes : documentez, interrompez et organisez votre calendrier. Grâce à cela, et à un examen sérieux des postes (sous-assurance, TVA, métrés), votre position s'améliore en quelques jours.
Spécialistes en réclamations d'assurance
Réclamations refusées ou mal évaluées
Fecha de creación: 2026-01-08
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