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Blessures mal évaluées après un accident : quand les dossiers sont clôturés trop tôt

Blessures mal évaluées après un accident : quand les dossiers sont clôturés trop tôt

Après un accident, de nombreuses demandes d'indemnisation se concentrent sur le véhicule.

Mais trop souvent, le véritable problème survient plus tard : lorsque les blessures ne sont pas correctement évaluées et que le dossier est clos prématurément.

Douleurs persistantes, blessures non cicatrisantes, cicatrices non évaluées ou limitations fonctionnelles futures sont fréquentes dans les dossiers clos à la hâte.

Dans cet article, nous expliquons comment évaluer correctement un préjudice corporel, pourquoi de nombreuses indemnisations sont insuffisantes et ce qui se passe lorsque l'impact réel sur la vie et le travail de la personne touchée n'est pas pris en compte.

Comment réaliser une évaluation correcte d'un préjudice corporel

L'évaluation d'un préjudice corporel ne doit pas se fonder sur un seul rapport ou une consultation unique.

La procédure correcte comprend :

  • Diagnostic initial après l'accident
  • Suivi médical régulier
  • Rééducation complète
  • Évaluation une fois la stabilisation obtenue
  • Analyse des conséquences fonctionnelles et esthétiques

Clôturer le dossier avant cette étape revient à évaluer sans connaître l'étendue réelle du préjudice.

Le problème courant : Clôtures hâtives et dossiers incomplets

En pratique, de nombreux dossiers sont clos lorsque :

  • La douleur persiste, mais est considérée comme gérable
  • L’évolution réelle n’est pas suivie
  • Les conséquences à moyen et long terme ne sont pas analysées
  • L’impact sur la vie professionnelle n’est pas évalué

Une fois la clôture signée, la réouverture du dossier est très complexe.

Cas n° 1 : Elvira — architecte, lésion cervicale C3-C4 et incapacité de voyager

Elvira est architecte et travaillait sur des projets internationaux.

Son activité professionnelle impliquait :

  • Des déplacements fréquents

  • Des vols réguliers

  • Des visites sur les chantiers

  • De longues journées loin de son domicile

Suite à l’accident, elle a subi une lésion cervicale affectant les vertèbres C3 et C4.

La compagnie d'assurance :

  • A qualifié l'incident de mineur
  • A accordé quelques jours d'arrêt maladie
  • A interrompu rapidement le traitement
  • A classé le dossier.

Cependant, au fil des semaines :

  • Les douleurs cervicales ont persisté

  • Des limitations de mobilité sont apparues

  • Elle ne pouvait plus prendre l'avion sans douleur ni risque

  • Elle a dû annuler des voyages et des projets

L'évaluation initiale n'a pas pris en compte :

  • La limitation fonctionnelle réelle
  • L'incapacité de voyager
  • L'impact direct sur son activité professionnelle

Après un examen médical complet et une expertise appropriée, le dossier a été rectifié afin de refléter à la fois la blessure et son impact réel sur sa capacité à travailler.

Cas 2 : Professionnelle de l'hôtellerie-restauration — blessure à la hanche, cicatrice et perspectives d'emploi incertaines

Dans un autre cas, une jeune femme, professionnelle de l'hôtellerie-restauration, a subi une grave blessure à la hanche suite à un accident.

Son travail exigeait :

  • Station debout prolongée
  • Port de charges lourdes
  • Mouvements répétitifs
  • Agilité et endurance physique

Après l’accident :

  • Une cicatrice visible subsiste (préjudice esthétique)

  • Mobilité réduite

  • Des doutes médicaux subsistent quant à son rétablissement complet

Dans ce cas, la clôture initiale du dossier n’a pas pris en compte :

  • La perte potentielle de capacité à exercer sa profession
  • L’incertitude quant à son avenir professionnel
  • La possibilité de séquelles permanentes
  • La possibilité qu’il ne puisse pas reprendre son travail dans le secteur de l’hôtellerie-restauration

Clôturer le dossier sans évaluer ce scénario revenait à exclure :

  • Les conséquences futures
  • L’impact professionnel à long terme
  • Une possible perte de revenus

Le préjudice esthétique et les conséquences futures sont également importants

De nombreuses évaluations ignorent :

  • Les cicatrices visibles

  • Les séquelles permanentes

  • Les risques liés à de futures interventions

  • Le besoin de prothèses ou de traitements ultérieurs

Le préjudice n’affecte pas seulement le présent, mais aussi l’avenir.

Le rôle de l'expert médical indépendant

Un expert médical indépendant :

  • Ne travaille pas à la hâte
  • Analyse l'évolution complète de la blessure
  • Évalue les conséquences fonctionnelles et esthétiques
  • Étudie l'impact professionnel réel
  • Envisage des scénarios futurs plausibles

Il ne s'agit pas d'exagérer, mais d'évaluer correctement la blessure.

Conclusion

Les blessures ne s'arrêtent pas toujours lorsque la compagnie d'assurance décide de clore le dossier.

Clôturer un dossier trop tôt peut entraîner :

  • La perte d'indemnisation

  • L'acceptation des conséquences sans compensation

  • Un avenir professionnel incertain

Avant de signer un accord, il est conseillé de s'assurer que la blessure est évaluée dans son intégralité : aspects médical, fonctionnel, esthétique et professionnel.

Chez MataSeguros, nous réexaminons les dossiers clos prématurément lorsqu'il est encore possible d'ajuster l'indemnisation.

Si vous avez été victime d'un accident et que l'évaluation ne reflète pas la véritable évolution de votre blessure, son impact sur votre travail ou ses conséquences futures possibles, nous pouvons réexaminer votre dossier avant qu'il ne devienne irréversible.

Fecha de creación: 2025-12-09

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